Cultiver le potimarron : le guide complet, du semis à la récolte

8 juillet 2026

Plusieurs potimarrons orange mûrs reposent sur un sol sombre parmi de grandes feuilles vertes sous une lumière matinale douce.
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L'essentiel pour réussir la culture du potimarron

  • 🌱 Semer en godet dès mars-avril, ou en pleine terre en mai
  • ☀️ Planter en sol riche et ensoleillé après les gelées
  • 💧 Arroser régulièrement et pailler pour garder l’humidité
  • ✂️ Tailler pour favoriser la fructification
  • 🧺 Récolter en septembre-octobre quand le pédoncule est sec

Fiche technique rapide : les conditions idéales pour réussir votre potimarron

Avant d’entrer dans le vif du sujet, gardez cette fiche sous la main. Elle résume les besoins fondamentaux du potimarron, du semis à la récolte. Imprimez-la ou épinglez-la dans votre atelier : elle vous servira de pense-bête chaque fois qu’un doute vous prend au jardin.

Critère Valeur idéale
Type de sol Riche, profond, bien drainé, humifère
pH 6 à 7 (neutre à légèrement acide)
Exposition Plein soleil, minimum 6 h par jour
Température de germination 18 à 25 °C
Profondeur de semis 2 à 3 cm, pointe de la graine vers le bas
Espacement entre plants 1 mètre en tous sens
Jours jusqu’à récolte 90 à 120 jours selon variété et climat

Vous le voyez, le potimarron a besoin d’espace, de lumière et d’un sol généreux. Si vous cochez ces cases, le plus gros du travail est déjà fait.

Calendrier mois par mois pour ne rater aucune étape

Cultiver un potimarron sans calendrier, c’est un peu comme préparer un marathon sans plan d’entraînement : on s’épuise pour un résultat décevant. Voici une trame solide, valable pour la France métropolitaine. Adaptez de 2 à 3 semaines selon que vous jardinez au nord de la Loire ou en région méditerranéenne.

Mois Action principale Précisions
Mars – Avril Semis en godet sous abri Température stable de 18-20 °C, godets de 8 cm, 2 graines par pot, éclaircissage au stade 2 vraies feuilles, puis endurcissement progressif avant repiquage.
Mai Semis en pleine terre et repiquage des plants en godet Attendre que le sol soit réchauffé (≥15 °C) et que tout risque de gelée soit passé. Espacement d’1 m en poquets de 2-3 graines ou repiquer les plants endurcis.
Juin Premier paillage, surveillance renforcée Installer une couche de paille (5-10 cm) quand le sol est chaud. Traquer les limaces sans relâche, surtout autour des jeunes plants.
Juillet Pincement de la tige principale et des secondaires, arrosage suivi Pincer au-dessus de la 4e ou 5e feuille. Tailler les tiges secondaires 2 feuilles après chaque fruit. Arroser au pied sans mouiller le feuillage.
Août Surveillance sanitaire, limitation du nombre de fruits Inspecter les feuilles chaque semaine contre l’oïdium et le mildiou. Conserver 2 à 3 fruits par pied pour des potimarrons denses et sucrés.
Septembre – Octobre Récolte progressive Pédoncule sec et dur, peau impossible à rayer à l’ongle. Couper au sécateur en gardant 5-8 cm de pédoncule. Ressuyer 1 à 2 semaines avant stockage.
Novembre Fin de récolte, stockage Local ventilé entre 12 et 18 °C. Disposer les fruits sans qu’ils se touchent. Ils peuvent ainsi se conserver jusqu’à 6 mois.

Dans le Nord, décalez les semis d’une quinzaine de jours ; dans le Sud, vous pouvez avancer les semis en pleine terre à fin avril. Le maître mot : ne jamais planter ou semer tant que le sol est froid et détrempé.

Choisir votre méthode de culture : pleine terre, bac, carré ou verticale

Vous n’avez pas un grand potager ? Bonne nouvelle, le potimarron sait s’adapter à plusieurs situations. Mais chaque option a ses contraintes. Voici un comparatif sans langue de bois pour vous aider à choisir.

Vue de haut comparant quatre méthodes de culture de potimarrons : pleine terre, bac, carré et treillis vertical, avec de petits fruits visibles sur chaque section.
Méthode Avantages Inconvénients Matériel nécessaire Variétés conseillées
Pleine terre Rendement maximal, enracinement profond, résilience face à la sécheresse Exige 1 m² par pied, difficile en sol très pauvre sans amendement massif Butte de culture, compost mûr (3-4 kg/m²), paillage Uchiki kuri (classique), Red Hokkaido
Culture en bac Adaptée à une terrasse ou un balcon, contrôle total du substrat, déplacement possible Arrosage quotidien en été, rendement limité, substrat qui s’épuise vite Bac de 40 litres minimum (profond), mélange terreau horticole + compost mûr (50/50), billes d’argile au fond pour le drainage Variétés compactes type ‘Baby Blue’ ou ‘Jack Be Little’ (si vous aimez les mini)
Carré potager Intégration facile dans une rotation, optimisation de l’espace, esthétique Concurrence racinaire avec d’autres légumes si les associations sont mal pensées, demande une bonne planification Carré de 120 × 120 cm mini, bordure, compost généreux, tuteurage éventuel Potimarron classique, mais préférez un carré dédié ou une association réfléchie
Culture verticale Gain de place au sol, meilleure aération des fruits, moins de maladies foliaires Nécessite un treillis ou une structure très solide, surveillance accrue de l’attache des fruits, arrosage plus fréquent car le sol est plus exposé Treillis métallique ou en bois, attaches souples, paillage au pied Variétés à petits fruits comme le potimarron ‘Red Kuri’ (moins lourd)

La pleine terre reste, sans surprise, la méthode de référence pour obtenir un rendement digne de ce nom et des potimarrons sucrés à cœur. Si vous débutez en bac ou en vertical, ne cherchez pas la quantité : visez 2 ou 3 beaux fruits par saison, c’est déjà une victoire.

Avant de semer : préparer le terrain et rassembler le matériel

Rien ne sert de courir : un sol bâclé, des outils inadaptés, et votre saison démarre avec un handicap. Regardons ce qu’il faut réunir et comment préparer le terrain pour que vos potimarrons démarrent en pleine forme.

Matériel nécessaire

  • Des godets de 8 cm de diamètre (ou une terrine) pour les semis sous abri ; optez pour des contenants que vous pourrez dépoter facilement sans blesser les racines.
  • Un terreau spécial semis, fin et léger, qui retient l’humidité sans coller.
  • Du compost mûr, bien décomposé, à incorporer au sol au moins 2 semaines avant la plantation.
  • Un paillage sec : paille de blé, tontes de gazon bien séchées, broyat de bois raméal fragmenté (BRF).
  • Des étiquettes pour noter la variété et la date de semis.
  • Un arrosoir à pomme fine ou un pulvérisateur pour ne pas déterrer les graines.
  • Un voile de forçage (P17 ou P30) si vous semez tôt sous abri froid, pour gratter quelques précieux degrés.

Préparation du sol

Ameublissez la terre sur 20 à 30 centimètres à la grelinette ou à la fourche-bêche, sans retourner complètement les horizons. Profitez-en pour éliminer pierres et racines. Incorporez 3 à 4 kg de compost mûr par mètre carré, de préférence à l’automne précédent. Si vous le faites au printemps, utilisez un compost bien décomposé et patientez une dizaine de jours avant de planter.

Choisissez un endroit abrité des vents dominants et surtout exposé au plein soleil : sans 6 heures de lumière directe par jour, vos fruits manqueront de sucre et de couleur.

⚠️ Avertissement gel : Au nord de la Loire, ne repiquez jamais avant la mi-mai. Un coup de froid à 0 °C sur un jeune plant, et c’est un pied perdu. Surveillez la météo et gardez un voile d’hivernage à portée de main.

Enfin, respectez une rotation stricte : ne remettez pas de cucurbitacées (potimarron, courge, courgette, concombre) au même endroit avant 3 ou 4 ans. Cela réduit naturellement la pression des maladies du sol comme la fusariose ou la verticilliose.

Réussir vos semis : en godet sous abri ou directement en pleine terre

Le semis de potimarron est étonnamment simple si l’on respecte deux règles : chaleur et humidité constante, sans excès. Voici les deux itinéraires possibles.

Gros plan sur de jeunes pousses de potimarron émergeant d

Semis en godet sous abri (mars-avril)

  1. Remplissez vos godets de 8 cm avec du terreau semis jusqu’à 1 cm du bord. Tassez légèrement avec les doigts.
  2. Placez 2 graines par godet, pointe vers le bas, à 2-3 cm de profondeur. La pointe vers le bas facilite la sortie de la plantule et évite qu’elle ne s’épuise en contorsions.
  3. Maintenez une température constante de 18 à 20 °C, l’idéal étant 22 °C pour une levée express. Le substrat doit rester humide mais jamais détrempé ; un simple coup d’œil suffit : si le terreau colle au doigt, attendez avant d’arroser.
  4. La levée survient en 5 à 10 jours. Au stade 2 vraies feuilles, conservez le plus beau plant de chaque godet et coupez l’autre à la base (ne tirez pas, vous pourriez endommager les racines du voisin).
  5. Deux semaines avant le repiquage, commencez l’endurcissement : sortez les plants à l’extérieur, à l’abri du vent et du soleil direct, d’abord 1 heure par jour, puis progressivement plus longtemps, pour les acclimater aux écarts de température.

Semis en pleine terre (mai)

  1. Attendez que la température du sol atteigne 15 °C minimum. Enfoncez un thermomètre à 5 cm de profondeur tôt le matin : si elle est inférieure, patientez.
  2. Creusez des poquets espacés de 1 mètre en tous sens, larges de 30 cm et profonds de 10 cm. Déposez au fond une bonne poignée de compost mûr.
  3. Semez 2 à 3 graines par poquet, à 2-3 cm de profondeur, et recouvrez d’un mélange de terre fine et de terreau. Tassez doucement.
  4. Arrosez en pluie très fine pour ne pas déplacer les graines. Maintenez le sol humide jusqu’à la levée.
Combien de temps pour voir sortir les premières feuilles ?

Les graines de potimarron lèvent généralement en 5 à 10 jours à 20 °C. Dans un sol plus frais, autour de 15 °C, il faut parfois patienter jusqu’à 14 jours. Pas d’inquiétude : tant que la graine reste humide et que la température ne descend pas sous 12 °C, ça finit par sortir.

Astuce pour accélérer la levée

Faites tremper vos graines dans de l’eau tiède (environ 25 °C) pendant 24 heures avant le semis. Cette simple opération ramollit le tégument et réduit le délai de germination de 2 à 3 jours. Égouttez-les et semez immédiatement, sans les laisser sécher.

Du repiquage à l’entretien : soigner chaque pied tout l’été

La plantation en place est un moment charnière. Un repiquage réussi garantit un enracinement profond ; un arrosage mal pensé ouvre la porte aux maladies. Abordons chaque geste dans l’ordre.

Potimarron plant with thick mulch, a developing orange fruit, healthy leaves, drip irrigation, and nasturtium flowers in warm golden sunlight with garden rows in the background.

Repiquage des plants en godet

Attendez que le plant ait développé 3 ou 4 vraies feuilles et que tout risque de gel soit écarté. Creusez un trou deux fois plus large que le volume du godet et légèrement plus profond. Déposez une grosse poignée de compost bien décomposé au fond, mélangez-la à la terre. Installez le plant sans enterrer le collet, c’est-à-dire sans recouvrir la base de la tige qui doit affleurer la surface du sol. Rebouchez, tassez légèrement et formez une cuvette pour l’arrosage. Arrosez abondamment, même si le sol est humide, pour chasser l’air autour des racines.

Arrosage et paillage

La règle d’or : ne jamais mouiller le feuillage. L’eau sur les feuilles favorise l’oïdium et le mildiou. Utilisez un arrosoir sans pomme, un tuyau microporeux ou une bouteille enterrée pour délivrer l’eau directement au pied.

Fréquence indicative :

  • Sans paillage : 2 à 3 arrosages par semaine en plein été, en apportant 10 à 15 litres par pied à chaque fois.
  • Avec un paillage de 5 à 10 cm de paille ou de tontes sèches : un seul arrosage copieux par semaine suffit souvent, sauf canicule prolongée.

Le paillage remplit aussi deux autres missions : il étouffe les adventices et maintient le sol frais. Posez-le quand la terre est bien réchauffée, généralement en juin.

Pincement et taille des tiges

Pincer ne signifie pas mutiler : c’est orienter l’énergie du plant vers la formation et le grossissement des fruits. Laissez le feuillage sain tranquille : c’est lui qui fabrique les sucres.

Voici la technique en deux temps :

  1. Sur la tige principale : quand le plant a 4 à 5 vraies feuilles, pincez l’extrémité au-dessus de la 4e ou 5e feuille (coupez avec les ongles ou un sécateur propre). Cela force le départ de ramifications secondaires.
  2. Sur les tiges secondaires : chaque fois qu’un fruit se forme, taillez la tige 2 feuilles après le fruit. Si une secondaire ne porte aucun fruit, pincez-la après 4 ou 5 feuilles pour limiter sa course.

Cette taille se pratique tout l’été, au fur et à mesure.

Fertilisation en cours de saison

À la plantation, vous avez déjà apporté du compost. Si votre sol est pauvre ou que les plants montrent des signes de faim (jaunissement, croissance lente), un coup de pouce léger fait des merveilles. Utilisez un purin d’ortie dilué à 10 % tous les 15 jours, du début de la floraison jusqu’à ce que les fruits atteignent la taille d’une balle de tennis. Ensuite, stoppez tout apport azoté : vous voulez des fruits, pas des montagnes de feuilles.

Bon à savoir

Un excès d’azote en cours de saison favorise un feuillage luxuriant au détriment des fruits. Dès que les potimarrons commencent à grossir, concentrez-vous sur l’arrosage et le paillage, pas sur la fertilisation.

Les bons et mauvais voisinages pour protéger vos potimarrons

Un potimarron ne pousse jamais tout seul. Autour de lui, certaines plantes le soutiennent, d’autres lui pompent l’énergie ou attirent les mêmes maladies. Voici les voisinages à privilégier et ceux à fuir absolument.

À éviter absolument

  • Pomme de terre : les deux espèces partagent une sensibilité au mildiou et se concurrencent férocement au niveau racinaire. Un plant de pomme de terre à moins d’1 mètre d’un potimarron, c’est un risque de mauvaises récoltes des deux côtés.
  • Autres cucurbitacées (courgettes, concombres, melons) : évitez de les planter côte à côte. Mêmes maladies, mêmes ravageurs, pression parasitaire multipliée. Si vous manquez de place, intercalez au moins un rang de haricots ou de maïs.
  • Fenouil : il émet des substances allélopathiques qui freinent la croissance de nombreuses plantes, dont le potimarron. Ne l’installez ni en précédent, ni à proximité directe.

Pensez aussi à la rotation des cultures : ne faites pas revenir de cucurbitacées au même endroit avant 3 ou 4 ans. Cela casse le cycle de nombreux pathogènes sans aucun traitement.

5 actions clés pour maximiser votre récolte de potimarrons

Vous voulez des potimarrons gros, sucrés, qui se conservent bien ? Ne cherchez pas midi à quatorze heures : voici les cinq gestes qui changent tout, classés par ordre d’importance.

  1. Pincer tôt et souvent : pincez la tige principale au-dessus de la 2e feuille dès que le plant affiche 4–5 vraies feuilles. Cette coupe précoce stimule des ramifications vigoureuses et augmente le nombre potentiel de fleurs femelles. Par la suite, pincez chaque tige secondaire juste après le 2e fruit formé.
  2. Nourrir le sol avant tout : à la plantation, apportez un compost mûr à raison de 3 à 4 kg/m², enfoui sur 20 cm. Un sol pauvre donne des fruits mous et insipides, quoi que vous fassiez ensuite. Si votre compost n’est pas prêt, optez pour un fumier composté du commerce.
  3. Arroser juste, pailler systématiquement : l’eau au pied, jamais sur les feuilles. Installez un paillage de 5 à 10 cm dès que la terre est chaude. En plus de limiter les arrosages, le paillis empêche la boue de rejaillir sur les feuilles lors des pluies d’orage, réduisant ainsi les risques d’oïdium.
  4. S’assurer de la pollinisation : apprenez à reconnaître les fleurs : les mâles ont un long pédoncule fin, les femelles portent à leur base un petit renflement, futur fruit. Si le temps est maussade ou que les insectes se font rares, pollinisez à la main : prélevez le pollen d’une fleur mâle avec un pinceau fin et déposez-le sur le pistil de la fleur femelle. Un geste d’une minute qui peut doubler votre récolte.
  5. Limiter le nombre de fruits par pied : gardez 2 à 3 potimarrons au maximum par plant. Coupez les fruits supplémentaires dès leur formation. Cela peut sembler contre-intuitif, mais c’est le meilleur moyen d’obtenir des potimarrons denses, sucrés et de bonne taille. Un pied surchargé produit une multitude de fruits chétifs qui se conservent mal.

Récolte et conservation : garder vos potimarrons tout l’hiver

Le vrai plaisir du potimarron, c’est d’en déguster en janvier, alors que le potager est au repos. À condition de savoir quand le ramasser et comment le stocker.

Plusieurs potimarrons mûrs à tiges sèches disposés sur une étagère en bois rustique dans une cave, éclairés par une lumière chaude.

Quand récolter

Surveillez trois signes impératifs :

  • Le pédoncule commence à se dessécher et à prendre un aspect liégeux.
  • La peau est dure : si vous grattez avec l’ongle, elle ne se marque plus.
  • La couleur est uniforme et bien typique de la variété (orange vif pour l’Uchiki kuri, rouge brique pour le Red Hokkaido).

La récolte se fait généralement de septembre à octobre, toujours avant les premières gelées franches. Un fruit gelé ne se conservera pas. Coupez le pédoncule avec un sécateur propre, en laissant bien 5 à 8 cm de longueur : ce morceau est une barrière naturelle contre les pourritures. Ne tirez jamais sur le fruit.

Comment conserver longtemps

Après la récolte, laissez les potimarrons « ressuyer » 1 à 2 semaines sur une cagette, à l’abri de la pluie et du soleil direct. Cette cure durcit la peau et cicatrise d’éventuelles micro-blessures.

Stockez-les ensuite dans un local sec, ventilé, où la température se maintient entre 12 et 18 °C. Une cave trop humide ou une pièce descendant sous 10 °C abrège la durée de garde. Disposez chaque fruit pédoncule vers le haut, sans qu’aucun ne touche son voisin. Dans ces conditions, un potimarron sain peut se conserver 4 à 6 mois, parfois plus.

Signes de mauvaise conservation à surveiller

Les taches molles ou suintantes sont des signes de pourriture. Un fruit atteint peut contaminer les autres en quelques jours : isolez-le ou consommez-le immédiatement, en retirant la zone abîmée si elle est petite. En cas de pourriture avancée, éliminez le fruit du stockage.

Maladies et ravageurs : diagnostic express et solutions pratiques

Pas de panique : avec un peu d’observation, on règle la plupart des soucis avant qu’ils ne dégénèrent. Voici les quatre pépins les plus fréquents et leurs solutions, strictement bio.

Gros plan macro d

Oïdium (poudre blanche)

Ce que vous voyez : un feutrage blanc poudreux sur les feuilles, qui jaunissent puis se dessèchent.

Cause immédiate : feuillage humide prolongé, notamment la nuit, et écarts brutaux de température.

Solution : supprimez les feuilles très atteintes. Pulvérisez une solution de lait écrémé dilué à 10 % (un verre de lait pour dix verres d’eau) ou de bicarbonate de soude (5 g par litre d’eau + une cuillère à café de savon noir). Traitez de préférence en fin de journée, jamais en plein soleil.

Prévention : arrosez toujours au pied, espacez bien les plants, aérez le feuillage par une taille légère.

Mildiou (taches jaunes et duvet gris)

Ce que vous voyez : des taches jaunâtres anguleuses sur le dessus des feuilles, avec un feutrage gris violacé en dessous. La maladie progresse vite par temps humide et chaud.

Cause immédiate : pluies durables et températures supérieures à 18 °C.

Solution : pulvérisez de la bouillie bordelaise (10 g par litre) en prévention, avant l’apparition des symptômes si la météo est propice. Supprimez immédiatement les feuilles atteintes. Espacez davantage les plants l’an prochain.

Prévention : rotation longue, variétés tolérantes, aération du feuillage.

Limaces

Ce que vous voyez : des trous dans les jeunes feuilles et des traces de mucus brillantes.

Solution : barrière physique de cendre de bois ou de coquilles d’œufs broyées autour des jeunes plants (renouveler après chaque pluie). Granulés de phosphate ferrique (ferramol) en cas d’invasion. Pièges à bière enterrés au ras du sol : ils attirent et noient les limaces.

Prévention : planches pièges, suppression des cachettes (planches, pots), arrosage le matin plutôt que le soir.

Pucerons

Ce que vous voyez : des colonies grisâtres ou noires sur les jeunes pousses et sous les feuilles.

Solution : pulvérisation d’une solution de savon noir (1 cuillère à soupe par litre) en insistant sous les feuilles. Favorisez la présence des coccinelles et des syrphes en ne traitant pas inutilement. Semez des capucines à proximité : elles attirent les pucerons vers elles, agissant comme une plante-piège.

⚠️ Avertissement pollinisateurs : quel que soit le traitement retenu, ne pulvérisez jamais pendant la floraison. Agissez très tôt le matin ou à la tombée de la nuit pour épargner les abeilles et les bourdons.

Vos questions fréquentes sur la culture du potimarron

Plusieurs potimarrons orange mûrs reposent sur un sol sombre parmi de grandes feuilles vertes sous une lumière matinale douce.

Comment avoir beaucoup de potimarrons ?

Pour obtenir une récolte abondante de potimarrons, pincez les tiges régulièrement afin de stimuler la ramification, apportez du compost mûr en quantité à la plantation, limitez le nombre de fruits à 2 ou 3 par pied pour concentrer la sève, et arrosez au pied sans jamais mouiller le feuillage. La pollinisation manuelle au pinceau compense un manque d’insectes.

Quel légume ne pas planter à côté des potimarrons ?

Évitez de planter des pommes de terre à proximité des potimarrons, car elles favorisent le mildiou et entrent en concurrence racinaire. Éloignez aussi les autres cucurbitacées (courgettes, concombres) pour limiter la propagation de maladies communes, ainsi que le fenouil dont les sécrétions racinaires inhibent la croissance du potimarron.

Comment entretenir un pied de potimarron ?

Pour entretenir un pied de potimarron, arrosez régulièrement au pied en évitant le feuillage, maintenez un paillage de 5 à 10 cm d’épaisseur, pincez les extrémités des tiges secondaires deux feuilles après chaque fruit formé et surveillez l’apparition de taches blanches (oïdium) sur les feuilles pour intervenir rapidement.

Combien de temps mettent les graines de potimarron à germer ?

Les graines de potimarron germent généralement en 5 à 10 jours lorsque la température du substrat est maintenue entre 18 et 25 °C. Dans un sol plus frais, autour de 15 °C en pleine terre, la levée peut prendre jusqu’à 14 jours. Le pré-trempage des graines 24 heures dans l’eau tiède accélère le processus.

Comment cultiver le potimarron en bac ?

Choisissez un contenant d’au moins 40 litres avec des trous de drainage, remplissez-le d’un mélange de terreau horticole et de compost à parts égales. Semez ou repiquez un seul plant par bac, arrosez quotidiennement en été car le substrat sèche vite, et privilégiez les variétés compactes pour limiter l’encombrement sur votre terrasse ou balcon.

Quand et comment tailler les potimarrons ?

Pincez la tige principale au-dessus de la quatrième ou cinquième feuille quand le plant est jeune pour favoriser les ramifications. Ensuite, taillez chaque tige secondaire au-dessus de la deuxième feuille après chaque fruit formé. Ne supprimez jamais le feuillage sain car il assure la photosynthèse nécessaire au grossissement et à la maturation des potimarrons.

Quand récolter les potimarrons pour une bonne conservation ?

Récoltez les potimarrons entre septembre et octobre, avant les premières gelées, quand le pédoncule est sec et lignifié et que la peau est dure au toucher et uniformément colorée. Coupez avec 5 à 8 cm de pédoncule au sécateur, puis laissez ressuyer les fruits une à deux semaines au sec avant de les stocker entre 12 et 18 °C.

Quelles sont les maladies courantes du potimarron et comment les traiter ?

Les maladies les plus fréquentes du potimarron sont l’oïdium (poudre blanche sur les feuilles) et le mildiou (taches jaunes puis brunes avec duvet gris). Pour l’oïdium, pulvérisez du lait dilué à 10 % ou du bicarbonate de soude. Pour le mildiou, appliquez de la bouillie bordelaise en prévention et supprimez les feuilles atteintes dès les premiers symptômes.

Ce guide touche à sa fin. Si l’un de ces conseils vous a évité une mésaventure au potager — ou si vous avez déniché une astuce personnelle qui déchire — partagez-la en commentaire. Votre retour fait grandir tout le monde, y compris les potimarrons.

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